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Les mots de l’étude de prix dans la francophonie

Économiste, deviseur, estimateur : le métier de l’étude de prix ne porte pas le même nom d’un pays francophone à l’autre. Cette page met les termes courants en regard, pour se comprendre entre confrères.

Les mots de l’étude de prix dans la francophonie ne sont pas les mêmes partout. Le métier consiste partout à monter une offre de travaux, chiffrage compris, mais il se dit économiste en France, deviseur en Belgique ou en Suisse romande, estimateur au Québec. Les pièces du dossier changent de nom aussi, et les malentendus commencent là.

Cette page pose donc les équivalences utiles à la lecture d’un dossier, sans dictionnaire officiel ni exhaustivité réglementaire. Elle sert quand un confrère belge, suisse, québécois ou marocain parle de « bordereau » ou de « deviseur » et qu’il faut savoir de quelle pièce il s’agit.

Comment s’appelle le métier

Usage

Où on l’entend surtout

Remarque

Économiste de la construction

France

Intitulé courant en bureau d’études comme en entreprise de travaux

Métreur

France

Usage ancien et encore courant ; souvent associé au quantitatif et à l’avant-métré

Deviseur

Belgique, Suisse romande

Terme usuel pour qui établit le devis et les prix

Estimateur

Québec et Canada francophone

Terme dominant dans les entreprises et les appels d’offres

Ces libellés se chevauchent parfois dans une même entreprise. L’enjeu est de reconnaître son interlocuteur, car le titre en dit moins long que les pièces qu’il produit.

Les pièces du chiffrage et de l’offre

En France, le quantitatif et les prix unitaires passent souvent par une DPGF, un DQE ou un BPU, selon le type de marché. Le sous-détail de prix détaille ensuite la construction du prix unitaire.

Ailleurs dans la francophonie, on retrouve des pièces de même fonction sous d’autres noms :

Fonction

France (repères)

Autres usages francophones fréquents

Quantitatif / prix unitaires

DPGF, DQE, BPU

Bordereau et métré (Belgique, Suisse) ; bordereau de soumission (Québec)

Prescription technique

CCTP

CPC et CPS (Maroc, marchés publics) : cahiers de prescriptions communes ou spéciales

Clauses administratives

CCAP

Cadres locaux du marché public (dénominations variables selon le pays)

Les prix ne forment qu’une partie de l’offre. En France, elle comprend aussi le mémoire technique, avec ses volets SOPAQ, sécurité, SOPAE, insertion et RSE, SOGED et décarbonation. S’y ajoutent le planning prévisionnel, qui deviendra le planning d’exécution, et les métrés remis comme livrable à part entière.

Ces pièces existent ailleurs sous d’autres intitulés, si bien qu’il vaut mieux demander à l’acheteur la liste exacte des documents attendus.

Référentiels de prescription souvent cités

Quand on parle de « ce que le CCTP doit imposer », chaque pays s’adosse à ses corpus :

  • France : CCTG et fascicules techniques pour les travaux publics.
  • Wallonie : référentiel Qualiroutes pour les voiries et réseaux associés.
  • Suisse romande : normes SIA ; catalogues de postes du CRB (souvent désignés NPK ou CAN selon les usages).
  • Québec : devis et cahiers du MTQ (ministère des Transports) pour les projets routiers et connexes.

Cette liste n’est pas exhaustive. Elle ne remplace ni une veille réglementaire locale, ni le conseil d’un confrère du pays concerné.

Les limites de cet exercice

Aucun montant ne figure ici, et le choix est délibéré. Un prix se construit sur des salaires, des locations de matériel et des consultations fournisseurs qui n’ont rien de commun d’un pays à l’autre.

Les seules valeurs qui vaillent pour votre offre sont celles que vous relevez vous-même : vos bulletins de paie, vos contrats de location, les devis que vous recevez.

Si vous répondez depuis la France pour un maître d’ouvrage francophone hors hexagone, alignez d’abord le vocabulaire du dossier avec l’acheteur. Construisez ensuite le déboursé sec avec la même méthode qu’en étude de prix TP, puis appliquez les coefficients que vous avez retenus.

FAQ

Peut-on traduire mécaniquement « DPGF » par « bordereau » ?

Non. La fonction se rapproche, puisque les deux pièces portent quantités et prix unitaires, mais le formalisme, les colonnes et les règles de jugement restent ceux du marché visé. Reprenez le vocabulaire de l’acheteur plutôt qu’une traduction approximative.

EDP Solutions intervient-il hors de France ?

Le positionnement couvre la France et les pays francophones, dans le même périmètre technique qu’ici : travaux publics, VRD, génie civil et ouvrages d’art courants, aménagement paysager. Les contenus et les exemples du site sont aujourd’hui rédigés pour les usages français, cette page étant le premier jalon vers les autres francophonies.

Pour un dossier précis, demandez un devis en indiquant le pays et les pièces du marché.

Où trouver les définitions françaises détaillées ?

Dans le glossaire : chaque fiche reste courte, centrée sur une notion, avec des renvois vers les guides de méthode.

Parlons de votre prochaine consultation

Parler de votre dossier

Décrivez le pays, le type d’ouvrage et les pièces dont vous disposez : vous recevez en retour un avis de faisabilité, sans engagement. L’étude demande ensuite sept jours quand les prix extérieurs sont déjà en main, deux semaines sinon. La seconde semaine est celle de la consultation des fournisseurs, des sous-traitants et des cotraitants éventuels : c'est elle qui remplace un prix de barème par un prix consenti. : proposition écrite, avec le périmètre et la liste des livrables, du classeur de prix aux mémoires et au planning. Le classeur de prix vous arrive ouvert : vous l’ajustez avant de l’envoyer. Vous vérifiez une première version, puis vous confirmez ou ajustez la seconde ; la décision de prix vous appartient de bout en bout.